Un sondage sur le numérique révèle une certaine friction entre dirigeants et employés au Canada

Novembre 3, 2016 par SAP News 0

TORONTO — Les dirigeants des entreprises canadiennes sont beaucoup plus satisfaits de la façon dont leurs entreprises utilisent la technologie numérique pour avoir un avantage concurrentiel, par rapport aux employés qui occupent des postes moins élevés, selon ce que révèle une étude d’Oxford Economics parrainée par SAP.


Selon une étude d’Oxford Economics, le point de vue des dirigeants sur l’efficacité numérique des entreprises canadiennes ne concorde pas avec les sentiments des employés


Cette étude, qui portait sur 4 100 cadres et employés répartis dans 21 pays, a constaté que, au Canada, 85 % des dirigeants considèrent que leurs homologues et eux-mêmes utilisent la technologie avec efficacité pour être en bonne position sur le marché, alors que 33 % seulement de leurs employés ont le même sentiment. De plus, 78 % des dirigeants canadiens affirmaient que la direction des entreprises était équipée pour faciliter la transformation numérique, mais 41 % seulement des employés étaient d’accord.

Ces chiffres illustrent des sentiments très différents de ceux des États-Unis, où l’accord entre dirigeants et employés est beaucoup plus fort. Il y a moins d’optimisme chez les dirigeants, dont 64 % pensent qu’ils sont équipés pour la transformation numérique, et plus d’optimisme chez les employés, dont 61 % sont en accord avec les dirigeants. Les chiffres étaient comparables sur le plan mondial, 67 % des dirigeants et 57 % des employés déclarant que leur entreprise est prête pour la transformation numérique.

À la question de savoir si les décisions de gestion sont fondées sur des données, 91 % des employés du Canada ont répondu que c’était le cas, mais 39 % seulement des dirigeants étaient d’accord. Aux États-Unis, les sentiments des personnes interrogées concordaient beaucoup mieux qu’au Canada, 48 % des dirigeants et 49 % des employés ayant déclaré que les décisions sont fondées sur des données. Sur le plan mondial, les perspectives étaient plus positives, 55 % des dirigeants et 62 % des employés ayant répondu Oui.

Edward Cone, directeur adjoint de l’Innovation conceptuelle à Oxford Economics, a déclaré : « Les réponses à notre sondage, en particulier au Canada, soulèvent une question difficile : Comment les dirigeants peuvent-ils avoir tellement confiance dans leur capacité d’utiliser la technologie pour obtenir un avantage concurrentiel, alors que leurs employés sont si peu convaincus qu’ils ont cette capacité ? »

« Si les dirigeants d’entreprises du Canada sont satisfaits de l’état de préparation numérique de leurs entreprises alors que les employés ne le sont pas, cela pourrait signifier que de nombreuses équipes de direction ne réalisent pas ce que la transformation numérique exige, ce qui a pour effet de frustrer ou de préoccuper leurs employés. Mais il se pourrait au contraire que les dirigeants canadiens aient créé de solides plans de transformation numérique, mais sans les communiquer avec efficacité à leurs employés, qui se trouvent alors sans information sur l’orientation future de l’entreprise. »

Seulement 3 % des dirigeants interrogés au Canada font partie de la génération Y (étant nés entre le début des années 80 et le milieu des années 90), ce qui représente une proportion nettement inférieure à celle de l’échantillon global (17 %). À l’échelle mondiale, 37 % des dirigeants de la génération Y disent que les cadres supérieurs utilisent bien la technologie, alors que le chiffre atteint 60 % pour les dirigeants qui ne font pas partie de la génération Y.

Adrianna Gregory, corédactrice à Oxford Economics, a déclaré : « Les résultats du sondage indiquent qu’une grande partie de l’écart entre dirigeants et employés au Canada pourrait être due à des différences de génération. Les employés de la génération Y, qui est la génération du numérique, sont moins susceptibles de croire que les dirigeants sont capables de s’adapter à l’économie numérique, et il est possible qu’ils pensent qu’ils pourraient faire mieux eux-mêmes si on leur en donnait la possibilité. »

Marie-Claude Vézina, vice-présidente, Solutions d’information chez Maple Leaf Foods, a déclaré : « Pour déployer la technologie numérique avec succès, il faut avoir une bonne stratégie, mais il est plus important de passer suffisamment de temps avec les utilisateurs de la technologie pour bien comprendre leurs besoins, leurs défis et leurs aptitudes. Le lancement d’une nouvelle technologie n’est pas très différent du lancement d’un nouveau produit pour les consommateurs : mieux on la connaît, plus on a de chances de réussir. »

John Graham, président de SAP Canada, a déclaré : « Il est clair qu’il y a un désaccord au Canada entre les cadres supérieurs et ceux qui occupent des postes moins élevés, sur la question de savoir si l’entreprise est prête à survivre et à faire face à la concurrence dans le monde numérique. Les raisons de ce désaccord varient selon les entreprises et les industries, mais dans l’ensemble les solutions restent les mêmes. »

« Il s’agit de communiquer une vision numérique dans l’ensemble de l’entreprise et parmi tous les employés, tout en mettant continuellement les compétences à jour à l’échelle de toute l’organisation, pour avoir la meilleure chance possible d’obtenir le résultat espéré. Une déstratification de l’organisation peut aider les dirigeants canadiens à faire participer aux conversations importantes des employés doués disposant de compétences numériques qui appartiennent à la génération Y, d’autant plus que nous savons qu’ils sont nombreux dans le pays. Il serait également sage d’écouter ce que disent les jeunes dirigeants et de leur faire plus confiance pour qu’ils contribuent à la préparation de l’avenir de l’entreprise. »

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