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Plongée au cœur de l’Experience Business Center, le secret de SAP pour vraiment innover

19/09/16 par La Rédaction 50

Tout le monde s’accorde à dire que l’innovation est la clé de la réussite au 21e siècle, que l’on soit une start-up, une ETI ou un groupe du CAC40. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire ! Pour sortir du cercle vicieux des réunions contre-productives où rien n’avance jamais, SAP France a façonné un espace de création unique en son genre : l’Executive Briefing Center. Un modèle si efficace que les autres entités du groupe SAP à l’international s’en inspirent aujourd’hui. Alors, quel est son secret ? Interview de Fred Puche.

Prendre du recul pour être plus créatif

Tout commence avec Frédéric Puche, l’homme au cœur de l’Experience Business Center. « Cela fait 25 ans que je suis dans le monde de l’innovation. L’approche de base est généralement très théorique, et s’articule autour de grandes réunions qui durent des heures et au cours desquelles les participants s’endorment dès la deuxième slide. » Alors, lorsque SAP France a regroupé ses locaux dans un grand bâtiment à Levallois-Perret, il y a réquisitionné deux étages (pour 3000 mètres carrés au total) afin de créer une expérience unique, un véritable voyage à travers le processus créatif.

Pourquoi ce voyage ? « Car pendant des années les gens n’ont pas vu le lien entre SAP et Innovation », répond Frédéric Puche. Sa réputation de spécialiste de l’ERP pour l’industrie et la finance a d’une certaine manière desservi l’entreprise. L’objectif est donc pour les visiteurs de prendre du recul, à la fois par rapport à SAP mais aussi à leur métier et leur industrie.

S’inspirer d’autres domaines pour mieux innover dans le sien

La visite commence d’ailleurs par un cas concret d’utilisation de l’Internet des Objets pour le sport. Il y a par exemple le rugby, pour lequel les joueurs sont équipés de capteurs qui remontent les impacts aux médecins. Pour le football, l’analyse vidéo permet de suivre en détail l’évolution d’un joueur tout au long du match, qu’il s’agisse de sa position par rapport au meneur, des angles de tir ou même de la destination possible du ballon. Ces techniques de suivi sont aussi utilisées par la Women’s Tennis Association et même la NBA.

L’étape suivante est la Smart City. Là encore, les objets connectés représentent un potentiel d’innovation immense : automatisation des relevés de maintenance des équipements, tracking de certains véhicules (comme les taxis) pour mieux comprendre le trafic et l’optimiser, ou encore double virtuel de la ville pour faciliter le travail des urbanistes. L’objectif est de donner un visage abordable à l’innovation, tout en mettant en avant sa capacité à révolutionner une industrie.

 

Utiliser un mix de technologies

Ensuite vient la santé, un secteur dans lequel 80% de la donnée est non structurée (par cela s’entend qu’il ne s’agit que de texte manuscrit). Frédéric Puche y fait la démonstration du moteur d’analyse de texte créé par SAP, qui permet de mixer ces données avec les informations patients pour produire un Big data intelligent et trouver des corrélations cachées. Cette approche est déjà utilisée par de nombreuses organisations de recherche pour lutter contre les maladies graves.

Au deuxième étage se trouvent deux espaces aux contextes bien spécifiques. Le premier est une boutique avec une quarantaine de scénarios différents, qui évoluent souvent. Ils démontrent l’application de l’internet des objets et du Big data au commerce. Vidéo : la boutique du futur de Levallois-Perret.

Le second espace est une ligne de production industrielle de 12 mètres de long. Elle démontre comment le digital peut descendre dans l’atelier et complètement transformer la production industrielle en permettant une personnalisation extensive de chaque produit fabriqué par la ligne d’assemblage 4.0.

S’impliquer pour appliquer les leçons de l’innovation

Après ces cas d’applications concrètes, les visiteurs pénètrent au cœur de l’Executive Briefing Center, un espace central à l’ambiance tamisée, cintré par 14 grands écrans et sans aucune table. C’est l’espace de brainstorming de l’EBC, au sein duquel les visiteurs peuvent mettre en application les préceptes d’innovations de Frédéric Puche. « Des idées sont déjà présentes sur les écrans lorsqu’on y pénètre, car elles ont été recueillies en amont à mesure que chacun les a mentionnées », explique le maître de cérémonie.

Pour aider les participants dans cet exercice qui ne vient pas forcément naturellement, Frédéric Puche s’entoure de coachs et animateurs qui recherchent avec eux des scénarios d’innovation. « On met le client au milieu, et on lui tourne autour avec ces 14 écrans, » explique-t-il. Certains sont parfois timides au départ, mais tous se prêtent vite à l’exercice. L’aspect participatif y est pour beaucoup. « Je suis toujours en mouvement », explique-t-il. « Quand je touche les écrans, les gens veulent aller toucher aussi, et cela s’enchaîne. »

Mots d’ordre : « Inspiration, réaction, expérimentation »

La méthodologie prônée à l’Executive Briefing Center est le « design thinking ». Les participants sont invités à se laisser guider, inspirer pendant une heure et demi. Dans quelle peau cherchent-ils à se mettre ? Celle du client ? D’un opérateur de maintenance ? Quel va être son tempérament, ses dispositions personnelles, sa relation avec son travail ? « Nous faisons beaucoup parler et réagir les visiteurs, et nous notons tout. Sur leur organisation, leur métier, les plus, les moins… ». L’important est de faire des exemples, d’expérimenter, d’avoir un dialogue, sans prétendre avoir toutes les réponses.

En mélangeant les profils, l’exercice casse aussi les barrières hiérarchiques et permet ce faisant l’émergence de nouvelles idées. « Le but est de créer quelque chose, reprend Frédéric Puche. L’exercice complet est très impliquant. Il faut accepter de couper son téléphone pendant 2 heures. Les gens apprennent à se connaitre et à travailler ensemble. Ils dessinent, notent leurs idées, on crée même parfois des prototypes. »

Faire appel aux start-ups

Et il n’est pas question d’y faire que du SAP non plus. « L’innovation c’est un mix de start-ups, d’open source, de nouveaux business model. Elle n’existe pas sur étagère », commente Frédéric Puche. « C’est aussi ce que nous apportons dans ce centre. Nous réfléchissons aux scénarios que nous voulons adresser, et nous y répondons avec tout un panel de solutions et technologies que nous avons repérées, qui proviennent de nombreux horizons. » Une trentaine de start-up sont d’ailleurs présentes au centre sur les 3000 que compte l’écosystème SAP.

Chacun peut en ressortir avec quelques idées, voire une seule idée bien claire. Cela peut aussi tout simplement aider à déterminer une trajectoire de transformation digitale. Mais la démarche reste toujours concrète. « Nous ne sommes pas un showroom ou un centre de recherche, résumé Frédéric Puche. Nous créons des preuves de concept, des pilotes. Nous testons des idées, mais il faut qu’elles aient un sens du point de vue économique. »

Le bilan du centre est sans équivoque : plus de 16 000 visiteurs en deux ans, dont beaucoup souhaitent revenir, parfois même avec leur comité de direction. Et le rayonnement du centre dépasse aujourd’hui la France, car il reçoit des visites d’entreprises venues de toute l’Europe. Si vous souhaitez vous aussi vivre cette expérience, il vous suffit de prendre contact à cette adresse : http://www.sap.com/france/EBC

 

 

 

À Propos : Fred Puche | Innovation Center Director | SAP France 

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