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SAP en France : 4 ans d’impactathons avec MakeSense

28/04/17 par La Rédaction 2

Alors qu’à midi, les bureaux se vident dans la Tour SAP, une quinzaine de personnes se rassemblent dans une des nombreuses salles dédiées aux ateliers de design thinking. Venus du développement, du marketing, du design, de la finance, … ils vont dédier leurs deux prochaines heures à résoudre les problèmes d’une start-up engagée sur le plan social. L’Impactathon commence.

 

La Fondation SAP, qui gère toutes les activités de Responsabilité Sociale d’Entreprise de SAP, organise depuis près de quatre ans, des ateliers de design thinking un peu particulier. Une dizaine de fois par an, des volontaires, issus de toutes les branches de SAP, apportent leur expertise à une start-up de l’incubateur SenseCube, membre de la communauté MakeSense. Selon Anne le Bacon Gaillard, Global Corporate Affairs chez SAP « Le but de nos Impactathons est de donner un coup de main à des partenaires sociaux, à un stade où ils ont besoin de l’œil du pro, du conseil d’un expert, d’une prise de recul ou, plus simplement, d’échanger avec des gens différents sur leurs projets, leur business ou leur modèle de développement. Nous essayons de trouver des partenaires sociaux qui ont des activités proches des nôtres. S’ils ont par exemple un problème de site internet, de mobilité ou de business plan, nous pouvons leur apporter notre expertise. »

Quand le monde se refait sur Post-it

Le format des Impactathons est plus strict qu’il n’y paraît. Les participants ont beau écrire sur les murs et coller des Post-it partout, le timing est serré et la structure normée. L’atelier ne dure que deux heures, et chaque étape est chronométrée. Ce temps court reproduit le rythme de l’activité en entreprise et permet de ne pas empiéter excessivement sur le reste de la journée. De plus, les participants ne connaissent que les grandes lignes de la réunion. Ils devront trouver les solutions adaptées aux partenaires dans le temps imparti. « Chacun de nos collaborateurs a de bonnes idées. Ils ont leur vision de professionnel évoluant dans une grosse structure. Entre leur habitude de répondre aux exigences des clients et leur propre expertise, nous n’avons jamais été déçus. De plus, l’effet de surprise nous pousse à être actifs ». Le fonctionnement de l’Impactathon est intimement lié à la méthodologie de Design Thinking (for Social Impact), que SAP s’est vraiment appropriée en formant ses propres coachs.

 

Le partenaire du jour, Tootem, vend des colonnes permettant de faire pousser sur son balcon ou dans son salon des fruits et des légumes. Cette start-up de l’agriculture urbaine propose deux colonnes (400 € les deux) permettant de faire pousser cinq à huit fois par ans, une centaine de plants et souhaite faire croître sa communauté d’utilisateurs. Après la présentation de la start-up aux participants, deux groupes se forment. Le premier se concentrera sur la communauté des professionnels, tandis que le second s’attèlera au grand public. Chaque cellule commence par une étape d’idéation, une session de brainstorming assez animée, pendant laquelle toutes les idées pertinentes sont listées. Les groupes passent ensuite à une phase de storytelling qui consiste à faire converger les idées pour ne garder que les meilleures. Anne le Bacon Gaillard précise que « le résultat doit être impactant pour la start-up, comme pour les participants. Ils sont bénévoles et nous devons les convaincre que cet impact est crédible, sans être chronophage. Nous établissons une feuille de route à la fin des Impactathons, puis nous ferons un retour avec la start-up dans les prochaines semaines. »

 

Capucine Paillusseau, Support manager et co-animatrice de cet Impactathon, cite le slogan de SAP pour expliquer son engagement : « Make the world run better. En s’imprégnant d’innovation, en s’éduquant à innover pour les autres, tout le monde y gagne. Nous communiquons auprès de nos 1 600 collaborateurs afin d’attirer des profils très différents. L’effectif de nos Impactathon se renouvelle naturellement. En cassant les silos, nous créons du lien entre des collègues qui n’auraient pas l’occasion de se rencontrer autrement. Dans le même temps, nous créons une dynamique au sein de SAP qui développe l’engagement de chaque collaborateur. Pour mes collègues, comme pour moi, ces ateliers sont une source d’inspiration. »

Du mécénat de compétences

Anne le Bacon Gaillard abonde en ce sens. « Les petites structures font toutes face aux mêmes défis au début : volant de personnel limité, connaissances techniques insuffisantes, etc. Elles sont à la recherche de partenariats avec des entreprises qui offrent leurs compétences. La force de SAP réside justement dans ses collaborateurs. La fondation SAP fait du mécénat de compétences. C’est du gagnant-gagnant : SAP renforce ses équipes tout en soutenant des projets sociaux qui tiennent cœur à ses collaborateurs. »

L’équipe de Tootem est ressortie enthousiaste de ces deux heures en compagnie des bénévoles de SAP. Son attention a été portée sur quelques lacunes, qui n’ont rien de grave ou de surprenant pour une société qui n’a pas une semaine d’existence. Comme le résume Capucine Paillusseau, « que les idées soient implémentables ou pas, nos partenaires repartent avec une énergie renouvelée après avoir suscité l’intérêt et fait réfléchir. Je suis persuadée qu’au moins une ou deux idées seront mises en place rapidement, ne serait-ce que de façon détournée. C’est en parlant à des interlocuteurs variés, en exposant son projet et en recevant des feedbacks, que l’on fait évoluer ses plans et sa société. »

Pour en savoir plus sur la Responsabilité Sociale de l’Entreprise visitez http://sap.com/france/vision

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