La transformation digitale en Belgique, une mise à jour

Septembre 12, 2017 par theresevanbellinghen 0

Pour un quart des entreprises belges, la transformation digitale est encore un concept inconnu

BRUXELLES – 6 septembre 2017. Bien que près de 6 entreprises belges sur 10 déclarent qu’il va devenir de plus en plus difficile de générer une croissance et de rester compétitif sans transformation digitale, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. 53 % s’attendent en effet à ce que les innovations digitales changent le visage de leur secteur dans le courant de l’année.

Ces informations ne sont que quelques-uns des résultats surprenants d’une enquête menée par Trends-Tendances, à la demande de SAP, auprès de plus   de 1 000 entreprises belges.

Dans un monde où les données et informations jouent un rôle sans cesse croissant, des termes tels que big data, machine learning, cloud, Internet of Things ou blockchain sont fréquemment utilisés. La transformation digitale n’est plus un concept creux : grâce à toutes ces applications, elle s’impose de plus en plus à tous les niveaux de la société.

Comment réagissent les entreprises belges à l’évolution digitale ? Sont-elles novatrices et dans quelle mesure ? Comment se traduit la transformation digitale sur les lieux de travail ? À l’occasion du SAP Forum « Digital Shift », SAP a analysé la situation actuelle dans son nouveau Technobaromètre.

Prise de conscience croissante de l’impact digital

« Nous sommes sur la bonne voie, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir », déclare d’emblée Alain Georgy, Managing Director SAP BeLux. « Dans la première édition de notre Technobaromètre, il y a environ 18 mois, nous avons constaté que 24 % des entreprises belges s’attendent à ce que des innovations digitales aient, dans le courant de l’année, un impact sur leur secteur. Les nouveaux résultats montrent que ce chiffre serait passé à 53 % à l’heure actuelle, soit plus du double. »

La transformation digitale devient réalité

90 % des entreprises qui ont répondu à l’enquête ont indiqué que la transformation digitale est importante voire très importante pour leur organisation. Sans cette transformation, il deviendra de plus en plus difficile pour elles de générer une croissance et de rester compétitives (58 %). De surcroît, plus d’1 entreprise sur 4 sait que dans les 10 prochaines années, elle disparaîtra si elle n’investit pas dans la transformation digitale.

43 % des entreprises belges ont actuellement déjà partiellement ou totalement procédé à une transformation digitale. 87 % des grandes entreprises (> 500 travailleurs) sont en train de la mettre en œuvre. Seuls 4 % n’envisagent pas de faire le pas.

La moitié des entreprises belges ont jusqu’à 5 projets digitaux en cours. Chez 1 sur 5, ce chiffre se situe entre 5 et 20.

77 % des PME disent être en phase de démarrage. Une comparaison avec la première édition du Technobaromètre montre que les PME sont à présent au niveau auquel se trouvaient à l’époque les grandes entreprises. Elles ont pris conscience du fait que quelque chose a changé, mais ne perçoivent pas encore les dangers qui menacent les entreprises attentistes.

Comment se traduit la transformation digitale ?

Le Technobaromètre précédent a révélé que pour les entreprises belges, la transformation digitale se traduit principalement sous la forme de projets cloud, de mobilité et ERP.

Le dernier Technobaromètre mentionne des technologies dont il était à peine question il y a un an et demi, comme la robotique ou le machine learning. Le cloud computing a plus que doublé et l’e-commerce s’est hissé en tête de la liste des applications digitales avec 47 %. Tout ce qui a trait aux données obtient un score situant entre 30 et 40 %. Nous songeons ici, par exemple, à la business intelligence (36 %), à la surveillance des moments de contact (35 %) ou aux tableaux de bord de suivi (35 %). Près d’1 entreprise sur 4 a des projets concernant le machine learning.

Le pourquoi de la transformation digitale

Dans près de 7 entreprises sur 10, la décision d’entreprendre la transformation digitale est prise par la direction. Quant aux raisons pour lesquelles elle est entreprise, le premier argument cité (76 %) est l’accroissement d’efficacité. Vient ensuite la volonté d’améliorer le service aux clients (61 %).

Concernant leur capacité d’innovation, 19,5 % des entreprises déclarent d’ailleurs devancer leurs concurrents. 48 % disent être au même niveau. Plus d’1 sur 4 (26 %) estime être en retard sur la concurrence.

Oui, mais…

… nous n’avons pas les connaissances nécessaires (57 %)

… nous n’avons pas de stratégie digitale (54 %)

… nous n’avons pas les bonnes personnes (50 %).

Ces 3 éléments sont les premiers cités lorsque les entreprises évoquent les écueils qu’elles rencontrent à l’heure de mettre en œuvre la transformation digitale.

L’importance de ces écueils varie selon la taille de l’entreprise. Par exemple, dans les grandes entreprises (> 500 travailleurs), le manque de personnes aptes à opérer la transformation et de stratégie digitale constitue l’écueil numéro 1 (57 %), suivi du manque de connaissances (51 %).

Dans les PME, l’absence de stratégie digitale domine (58 %), suivie du manque de connaissances (50 %) et de la pénurie de personnel adéquat (49 %). Les entreprises qui emploient moins de 50 travailleurs citent le manque de connaissances (63 %) comme étant le problème majeur. 47 % d’entre elles déclarent également ne pas savoir par où commencer.

« Nous voyons ici aussi une évolution positive. Dans notre étude précédente, la transformation digitale était encore souvent considérée comme un problème technologique. Le nouveau Technobaromètre indique clairement que la technologie n’est plus un problème », dit encore Alain Georgy. « Le défi pour les entreprises belges consiste à utiliser la technologie afin de pouvoir créer de la valeur business. »

« Intelligent Enterprises »

Le Technobaromètre indique clairement que la transformation digitale n’est plus une mode, mais une réalité dans laquelle nous sommes plongés. Les nouvelles technologies comme le machine learning, le cloud, l’Internet of Things ou la blockchain, ont une chose en commun : elles travaillent avec des données. Elles fournissent des données et transforment des données. « Les entreprises qui savent utiliser ces données de manière intelligente prendront une longueur d’avance », dit en conclusion Alain Georgy. « Ces “Intelligent Enterprises” savent comment traduire des idées novatrices en valeur business. Design Thinking, la plateforme SAP HANA et SAP Leonardo donnent aux entreprises exactement ce dont elles ont besoin pour convertir l’innovation en valeur ajoutée pour leurs clients. »

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