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La Transformation Digitale selon IDC : Innover, Intégrer et incorporer

14/12/16 par Philip Carter 20

De nouvelles plateformes informatiques deviennent incontournables mais le terrain est mouvant et les DSI semblent perdre leurs repères. IDC affirme que ce n’est qu’un effet d’optique, et propose une première feuille de route vers l’entreprise digitale.

 

« D’ici à fin 2016, les deux tiers des dirigeants des 500 premières entreprises européennes intégreront la transformation digitale au cœur de leur stratégie, » estime Philip Carter, Chief Analyst chez IDC Europe. Et vous ? Où en est votre entreprise ?

Les technologies évoluent très vite, et les utilisateurs attendent beaucoup de leur DSI, qui se doit aussi d’assurer la continuité des activités de l’entreprise.

« Nos recherches montrent que la culture de l’expérimentation numérique et de l’innovation est souvent extérieure à l’informatique traditionnelle, » rapporte Philip Carter. « Ces “îlots d’innovation” procurent cependant une valeur ajoutée à l’entreprise, voire même de nouvelles sources de revenus. Pour étendre leur stratégie digitale à toute l’organisation, les entreprises doivent intégrer ces nouveaux cas d’usage avec les environnements informatiques traditionnels, et les étendre au-delà. »

 

Quel DSI êtes-vous ou de quel DSI dépendez-vous ?

 

Face aux menaces potentielles des nouvelles plateformes telles que Google ou Amazon, la DSI incarnerait le bras armé de la stratégie d’entreprise. Et si l’émergence du Chief Digital Officer (CDO) semble modifier les repères, « dans la réalité, les DSI mènent majoritairement la transformation digitale, comme l’affirment 55 % des 728 décideurs européens que nous avons interrogés en mai 2016. Juste derrière, sont cités les directeurs généraux pour 46 % de l’échantillon, tandis que les CDO n’arrivent qu’en cinquième place, représentant 29 % de l’échantillon, » rapporte l’analyste. « Cependant, seul le DSI est en mesure d’orchestrer et de déployer le digital dans l’entreprise. Il est également à même de favoriser les échanges entre les spécialistes du digital et les informaticiens. »

Le DSI opérationnel est un manager qui sait prendre en charge la gestion des fournisseurs et des contrats, optimiser et réduire les coûts informatiques, assurer la disponibilité des infrastructures et optimiser les processus. Quant au DSI disruptif, c’est un leader qui peut conduire la transformation du business-model, apporter de l’agilité et une vision plus claire à l’entreprise, ou encore être porteur de nouveaux produits ou services reposant sur les technologies innovantes. Vous prendrez bien un peu des deux ?

 

Les trois axes de la transformation selon IDC

 

IDC trace une feuille de route pour la transformation digitale, basée sur trois actions complémentaires : innover, intégrer et incorporer.

La DSI doit innover avec les métiers afin de transformer l’organisation au sein de l’entreprise numérique et innovante. « L’informatique doit absolument comprendre le comportement des consommateurs, insuffler une culture d’innovation, revoir sa gestion des talents pour leur apporter des compétences numériques (DevOps, expertise Client, Cloud First, Machine Learning, plateforme digitale, etc.), » assure Philip Carter.

L’évolution vers le numérique passera forcément par l’intégration de capacités numériques via une nouvelle plateforme informatique. Une plateforme fiable, évolutive, mais surtout agile. « Il ne s’agit pas uniquement de gestion des services informatiques (IT Services Management), mais aussi de gestion des services aux clients (Customer Services Management)» tient à préciser l’analyste d’IDC.

Enfin, le point le plus critique concerne l’incorporation de nouvelles technologies dans l’informatique existante. Une gestion du changement pour ces systèmes s’impose, surtout lorsqu’il s’agit des applications critiques. Cette incorporation passera le plus souvent par des points de connexion à identifier clairement. « CRM dans la distribution, Recherche et Développement dans la pharmacie… la stratégie informatique doit intégrer cette dimension d’innovation dès le départ. Et l’élément humain s’avère capital pour infuser le plus efficacement possible de nouvelles compétences, sans créer de rupture ni de conflit, » conclut Philip Carter.
Face à toutes ces innovations technologiques, l’humain reste l’élément moteur de  l’évolution de l’entreprise. L’ignorer revient généralement à le transformer en frein très efficace !

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