Un satellite ou le survol de drones génèrent un grand nombre de données aux formats multiples (images, vidéos, géospatiales, provenant de capteurs IOT, etc) qui gagnent encore en intérêt une fois associées à des cartes permettant de les positionner géographiquement. Des informations qui prennent toute leur valeur lorsqu’elles sont corrélées avec les données métier de l’entreprise, pour enrichir l’information, et souvent pour apporter une vision différente ou inédite.

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Un assureur évite de jouer avec le feu grâce au satellite

Grâce au partenariat entre SAP et l’ESA (Agence européenne pour l’espace ou European Space Agency), l’assureur allemand Munich Re a ainsi utilisé les images satellites pour mieux comprendre les feux de forêt aux Etats-Unis. L’application combine la plateforme SAP HANA et ses fonctions prédictives et géographiques, les données métier de l’assureur, et les informations visuelles des satellites. L’objectif vise à mieux comprendre le risque, pour évaluer l’ampleur du feu et ses conséquences. D’où la nécessité de corréler les images satellites, les données métier historiques et les informations reçues en temps réel. Progressivement, l’application permettra d’évaluer à priori les lieux à risque et de fixer le prix dune police d’assurance adaptée.

Pour définir un tel indice de risque, plusieurs types d’informations sont nécessaires en plus des cartes et positions géographiques, comme les données météorologiques, ou encore le taux d’humidité, le niveau de sécheresse ou d’ensoleillement… que l’on sait aujourd’hui mesurer à partir de comparaison de photos satellite et d’algorithmes de Machine Learning.  Puis, ces indices sont ensuite géolocalisés sur une carte, ce qui permet d’établir une probabilité de risque très précise liée à la nature des lieux. Ces résultats améliorent aussi la sécurité et la prévention et permettent d’établir une tarification sélective de la police d’assurance.

Quand les drones veillent sur les plantations

Dans le secteur agricole, les drones sont de plus en plus utilisés, pour surveiller la croissance des plantes et l’évolution des cultures, ou encore la probabilité d’une maladie dans une plantation. Les drones évitent aux agriculteurs d’avoir à traverser des hectares à pied pendant des heures. Ils peuvent cependant se rendre sur les lieux si le drone rapporte une image qui demande plus d’investigation. Les survols en temps réel sont très utiles également pour arroser une parcelle ou y pulvériser des intrants. En effet, il est possible de déterminer le taux d’humidité ou l’état global des plantes très précisément pour ne pulvériser qu’un endroit ciblé. Grâce à l’émergence de l’Internet des Objets, de multiples capteurs peuvent aussi être interrogés par le drone pour enrichir l’information (humidité, taux d’engrais, température, tassement de la terre, etc.). Toutes les économies réalisées (pas de déplacement, information en temps réel, ciblage des parcelles à traiter…) accélèrent le retour sur investissement lié à la solution informatique déployée.

Les images et données satellitaires accessibles à tous

Le partenariat signé par SAP avec l’ESA pour accéder à sa base d’images satellite temps réel, apporte une forte valeur ajoutée aux services proposés par sa plateforme SAP HANA. Et, tous les services cloud SAP intègrent progressivement l’utilisation d’images satellites et de fonctions géospatiales, déjà sollicitées par les entreprises.
Ainsi, un agriculteur ne disposant, ni des infrastructures matérielles et logicielles, ni des compétences pour déployer ce type de services, pourra simplement les activer dans le cloud via des API comme SAP HANA Spatial Services

Stimuler la créativité des start-ups

SAP et l’ESA lancent aussi un Business Accelerator spécifique pour accompagner les start-ups utilisant ces technologies et ces API afin de créer de nouvelles activités, de nouveaux services ou de nouveaux produits.

Exemple dans le Digital Farming développé par SAP : une application sous SAP HANA utilise les données spatiales et le Machine Learning appliqué aux photos pour contrôler la production d’huile de palme. L’application sait identifier chaque arbre et suivre son évolution pour détecter d’éventuelles anomalies. Ainsi, chaque arbre peut recevoir un traitement personnalisé.

Trafic routier sous contrôle dans la ville intelligente

Les villes intelligentes deviennent une réalité. Ainsi, SAP a travaillé avec la ville de Barcelone pour améliorer les parcours touristiques et délivrer une expérience personnalisée. Une application qui ouvre aussi la voie à d’autres préoccupations comme la sécurisation du trafic routier. La corrélation des données multiples facilite la redirection des bus ou des taxis, et les algorithmes prédictifs peuvent même anticiper les incidents ou les gros ralentissements.

Les applications et cas d’usage combinant données métier et informations géospatiales ou satellitaires se multiplient. Non seulement elles apportent des réponses souvent inédites et efficaces, mais elles ouvrent aussi la voie à d’autres applications auxquelles même les spécialistes aguerris n’auraient pas pensé auparavant.