Top 10 des tendances tech, partie 4 : authentification biométrique, méthodologie Agile et co-innovation

J’ai commencé cette série en affirmant que l’adoption des plates-formes d’Internet des objets (IdO) constituerait la grande tendance informatique de 2018 et j’ai poursuivi en examinant la virtualisation, l’analyse et l’intelligence artificielle, la gouvernance des données et la protection des données à caractère personnel, l’analyse vidéo et la blockchain. Je conclurai en vous parlant des trois dernières tendances informatiques qui, selon mes prévisions, gagneront du terrain cette année.

L’authentification biométrique sera la bienvenue

Le nombre croissant de mots de passe requis par les consommateurs d’aujourd’hui encouragera le passage à l’authentification biométrique en 2018. En réalité, la plupart d’entre nous utilisent le même mot de passe pour les comptes semblant peu importants. Malheureusement, les pirates informatiques ne le savent que trop bien. Alors, dès que ces derniers découvrent un mot de passe, ils l’utilisent pour accéder sans peine à vos autres comptes. Les entreprises prennent conscience que les proxys qui représentent notre identité (comme les mots de passe, les cartes bancaires et les codes PIN) peuvent être piratés, même dans le cas d’une authentification à deux facteurs.

Les fournisseurs de smartphones et les sociétés financières s’activent à régler ce problème en utilisant la biométrie, qui représente le véritable utilisateur. Mais il est important de choisir la bonne méthode biométrique. Si une donnée biométrique telle qu’une empreinte digitale est piratée, il n’existe aucun moyen de la réinitialiser comme on le ferait pour un code PIN ou un mot de passe. Comme nous laissons notre empreinte digitale sur tout ce que nous touchons, vraisemblablement, une personne mal intentionnée pourrait relever nos empreintes et les réutiliser. Hitachi recommande l’utilisation de la reconnaissance de la veine du doigt, visible uniquement au passage d’une lumière infrarouge sur un doigt vivant. Cette méthode, qui enregistre l’aspect de la veine, est la plus sûre pour lutter contre l’usage de faux aux yeux de l’entreprise japonaise.

Les méthodologies Agile se propageront dans toute l’entreprise

La transformation numérique consiste à rechercher l’efficacité et la collaboration pour générer des résultats commerciaux plus pertinents, et ce plus rapidement. C’est pourquoi de plus en plus d’entreprises informatiques adoptent la méthodologie Agile.

Les entreprises informatiques possèdent un système hérité d’opérations gérées en silos, avec le serveur, le réseau, le stockage, la base de données, la virtualisation et maintenant les administrateurs Cloud s’échangeant des avis de modification pour amener des résultats commerciaux. En fait, beaucoup diraient que les équipes informatiques s’intéressaient plus aux résultats informatiques qu’aux résultats commerciaux autrefois.

Même si les centres de données utilisent des technologies pour créer des référentiels de données partagées afin de briser les silos de données, les différentes fonctions sont toujours centrées sur les mêmes objectifs, et non sur les objectifs commerciaux globaux. Désormais, à l’heure où les équipes transversales utilisent la méthodologie Agile avec des sprints itératifs durant deux à quatre semaines, les équipes informatiques peuvent se concentrer sur les résultats commerciaux avec plus d’efficacité.

Sous la direction du CIO Renee McKaskle, Hitachi Vantara utilise les méthodologies Agile depuis deux ans pour favoriser la transformation numérique de l’entreprise. Et les résultats sont probants. La méthodologie Agile permet de suivre une approche souple, où les petites équipes transversales, avec une direction clairement définie et des jalons stratégiques, peuvent intervenir sur des sprints courts pour garantir une cohérence dans tous les domaines, communiquer efficacement et se concentrer sur la résolution des problèmes et la résolution des objectifs commerciaux communs. En 2018, plus d’entreprises se convertiront aux mouvements Agile et DevOps dans le développement de logiciels, en recourant à des méthodologies souples dans toute l’entreprise.

La co-création de valeur influencera toutes les facettes de la prise de décisions informatiques

Traditionnellement, le monde des affaires part du principe que le producteur détermine de façon autonome la valeur ajoutée de par son choix de produits et services. Les consommateurs sont généralement consultés par le biais d’études de marché, mais ne sont impliquées que passivement dans le processus de création de solutions et de valeur. En 2018, nous devrions être témoin d’un changement en la matière, la création de valeur/solutions centrée(s) sur le producteur cédant progressivement la place à un paradigme de co-création de valeur.

Producteurs et consommateurs ne pourront pas survivre très longtemps dans le monde numérique s’ils conservent leur approche traditionnelle vis-à-vis de la création de valeur, qui se révèle trop lente, trop rigide et trop chère. Le monde numérique évolue à un rythme effréné et les problèmes engendrés s’étendent à tous les domaines, gommant les frontières et lignes de démarcation entre les domaines d’activité. Les producteurs ne peuvent pas prendre des années pour développer une solution, et les consommateurs ne peuvent pas planifier leurs activités sur des feuilles de route pluriannuelles qui ne répondront probablement pas aux exigences. Les consommateurs et producteurs sont tenus d’innover. À ce compte-là, ils doivent participer activement au processus de création de valeur au même titre.

Cet article est initialement paru sur digitalistmag