Comment les services de SCP simplifient le développement d’applications

Mobilité et Big Data sont de plus en plus incontournables pour bâtir une application. Mais exploiter tout le potentiel de ces technologies nécessite une intégration poussée avec le système d’information et les processus métier de l’entreprise. C’est précisément à ces enjeux que répond la plateforme SCP.

Aujourd’hui, les entreprises affichent de nouvelles exigences en matière d’applications : celles-ci doivent être mobiles, évolutives, capables d’exploiter tout type de données et de s’intégrer aux processus métier de manière transparente. Pour répondre à ces besoins, SAP a déployé sur SCP un ensemble de services et de technologies qui accélèrent et facilitent le développement d’applications Cloud à haute valeur ajoutée.

Cet article présente quelques-unes de ces fonctionnalités, destinées aux entreprises qui souhaitent exploiter le plein potentiel de la mobilité et valoriser efficacement leurs données.

Construire des applications mobiles avec SCP

La plateforme SCP propose deux SDK (Software Development Kit), ciblant les deux principaux systèmes d’exploitation mobiles : iOS et Android. « L’objectif est de permettre l’accès aux données d’entreprise depuis des équipements mobiles », explique Alex Françis, ingénieur avant-vente chez SAP. « Ces équipements se caractérisent par une grande diversité. Ils ont chacun leurs particularités. Un iPhone peut ainsi embarquer jusqu’à douze capteurs différents, ce qui peut avoir un intérêt dans certains cas d’usage IoT (Internet des Objets). »

Sur le plan technique, l’un des enjeux de ces SDK est d’offrir une expérience utilisateur unifiée malgré la diversité des modèles existants, tout en aidant les développeurs à construire des applications plus vite et plus facilement.

Côté métier, permettre l’accès aux données de l’entreprise depuis les terminaux mobiles est un facteur clef d’accélération des processus. Un commercial qui peut consulter ses données clients en temps réel depuis son smartphone sera bien plus efficace que s’il n’avait pas cette possibilité.

C’est également une façon pour les entreprises d’éliminer des processus devenus obsolètes. Par exemple, pour gérer les sorties de stock, si un employé peut utiliser l’appareil photo de son téléphone pour scanner un QR Code, il n’a plus besoin de remplir un formulaire.

Le SDK, couplé à d’autres fonctionnalités de SCP comme le Machine Learning, peut aussi être mis à profit pour enrichir les solutions existantes. Il peut par exemple servir à mettre en place une authentification basée sur la reconnaissance des visages, utile pour les salariés qui portent des gants sur leur lieu de travail et ne peuvent donc pas utiliser la reconnaissance d’empreintes digitales.

Un panel de services pour des applications mobiles d’entreprise

Avec SCP, plusieurs services deviennent accessibles aux développeurs mobiles :

  • Connectivité vers les solutions SAP, des systèmes tiers (Open Connectors), ou inter-applicative via le Cloud Connector.
  • Services de conformité au RGPD, d’authentification et de sécurité.
  • Support de fonctionnalités spécifiques aux mobiles : notifications en mode push, gestion des données offline, gestion de l’enrôlement (configuration des terminaux en vue d’utiliser l’authentification unique).
  • Utilisation des éléments Fiori combinés aux chartes graphiques de Google ou d’Apple, afin de créer des interfaces graphiques uniformes, qui s’adaptent en fonction du rôle de l’utilisateur (chaque employé ne voit que les éléments autorisés pour sa fonction).
  • Même si les applications natives sont généralement plus performantes, un Web IDE (integrated development environment ou environnement de développement) permet aussi de développer des applications hybrides ou cross-plateforme pour les entreprises qui le souhaitent.

Exploiter le Big Data en tant que service avec SCP

Derrière les services Big Data de SCP, l’idée maîtresse est de connecter le monde de l’entreprise avec les sources de données hors du monde SAP. Il s’agit par exemple de pouvoir intégrer en temps réel des données provenant de systèmes IoT.

Pour cela, la plateforme fait le lien entre le monde Hadoop et la base de données en temps réel HANA. « Quand la volumétrie est très importante, les entreprises peuvent exécuter les algorithmes de traitement dans un datalake, explique Patrick Bech, architecte HANA et Big Data chez SAP. Hadoop est une technologie robuste, qui va prendre de l’ampleur. » Selon les analystes, le marché autour de Hadoop est estimé à 50,2 milliards de dollars en 2020 (Allied Market Research group).

Malgré les promesses, la réalité des projets Big Data est aujourd’hui en deçà des attentes. Gartner observe ainsi que 70% des projets de datalake échouent à répondre aux attentes en termes de revenus espérés. Pour améliorer ce résultat, l’une des pistes prioritaires réside dans la simplification des architectures. « Faire du Big Data dans le Cloud va considérablement faciliter les projets », estime Patrick Bech. Néanmoins, des questions subsistent : les entreprises doivent-elles construire elles-mêmes leur propre infrastructure Big Data-as-a-Service ? ; comment gérer les mises à jour ? ; comment choisir la bonne solution face à la nébuleuse de solutions qui constituent le framework Apache Hadoop ?

L’objectif des Big Data Services (BDS) de SAP Cloud Platform est précisément de simplifier la donne, en apportant de la robustesse, de la performance mais aussi de l’agilité. Ainsi, le coût d’une architecture Hadoop de 50 Téraoctets faite maison s’élève en moyenne à 267 000 dollars (plus de 235 000 euros), avec au moins six mois de mise en œuvre. Avec les BDS, le provisioning est immédiat : quelques-jours suffisent pour déployer un cluster, ce qui réduit fortement le coût total de possession (TCO). L’architecture est évolutive et la capacité peut facilement être augmentée ou diminuée en fonction des besoins. Autre avantage d’une approche Cloud : toute la gestion de l’infrastructure est transparente pour l’entreprise.

Les BDS Hadoop de SCP incluent également Spark, qui permet d’effectuer des traitements en mémoire, les différents outils complémentaires nécessaires pour traiter des données Hadoop (Hive, Pig, Tez, Sqoop) ainsi que tous les langages de prédilection des Data Scientists (Python, R, Scala…)

Les services HANA de SCP

Les entreprises peuvent également utiliser la base en mémoire SAP HANA depuis SCP, à travers les HANA Services. Celle-ci peut être utilisée aussi bien pour des applications transactionnelles qu’analytiques. Grâce à son architecture en colonnes, HANA permet de paralléliser des traitements complexes sans programmation.

Les services HANA comprennent également des outils d’intégration de données (ETL, modélisation, qualité des données), des fonctionnalités de Text Mining, de Machine Learning, d’analyse en graphes ou spatiale. « Avec HANA, les entreprises peuvent aussi construire des gros entrepôts de données : aujourd’hui, la base peut traiter jusqu’à deux téraoctets, une limite amenée à augmenter avec l’amélioration des taux de compression. Au-delà de 50 téraoctets, les BDS Hadoop sont préférables », indique Patrick Bech.

SAP Data Hub à la croisée des deux mondes

A travers SCP, les entreprises peuvent facilement intégrer des infrastructures Hadoop avec des bases HANA, afin de bénéficier des forces propres à chaque système.

Grâce à l’outil SAP Data Hub, qui s’interface avec les deux mondes, les entreprises peuvent centraliser le traitement, la gouvernance et l’orchestration de leurs données. « La solution permet d’exploiter les données directement à la source, sans avoir à les déplacer », précise Patrick Bech. Elle se positionne comme une « Big Data fabric », qui permet de consolider et de déplacer les données en fonction des applications envisagées.

Les cas d’usages potentiels sont nombreux : SAP Data Hub peut servir à capter des données issues de l’IoT afin de les croiser avec des données métiers. Ou être utilisé par des entreprises pour commercialiser des services de données.