A l’été, le premier ministre a lancé l’acte II de la transformation publique, par deux circulaires: celle du 5 juin 2019 sur les administrations centrales et celle du 12 juin sur l’administration territoriale de l’État.

Une nouvelle vision du service public se dessine à travers elles : une organisation territoriale plus opérationnelle, des administrations centrales plus agiles et faisant primer la conduite de projet de transformation, et le déploiement de services publics polyvalents de proximité, au plus près des citoyens.

En effet, concernant la réorganisation des administrations centrales, sont mis en avant les objectifs suivants :

  • Renforcer l’efficacité de l’administration centrale. La suppression d’échelons hiérarchiques, de doublons, la constitution d’équipes projets, la diminution des activités récurrentes pour libérer des ressources concentrées sur la conduite de projets prioritaires.
  • Simplifier le paysage administratif. La réduction (par suppression ou fusion) du nombre d’instances et de commissions rattachés aux administrations centrales est désormais la règle. S’agissant des administrations centrales, les décisions doivent être annoncées fin octobre 2019
  • Délocaliser des fonctions ou des missions en région.
  • Améliorer le fonctionnement du travail interministériel entre directions.
  • Encadrer et revoir l’usage des circulaires. L’Etat veut renouveler les méthodes de communication avec les agents et les usagers notamment par la mise à disposition systématique et mise à jour de la documentation

La mise en œuvre de la réforme de l’organisation territoriale de l’Etat vise, quant à elle, à clarifier les compétences et les responsabilités, mutualiser les moyens d’action et à revaloriser le rôle de coordination du préfet. En effet, sont notamment évoqués :

  • Le désenchevêtrement des compétences d’Etat, des compétences locales, des opérateurs et des acteurs hors sphère publique. Ainsi, si le développement économique, l’urbanisme, la famille et l’enfance, la culture sont visés en priorité, les champs d’action doivent faire l’objet d’une clarification des compétences, comme l’urbanisme, l’emploi et le travail, le handicap…
  • La réorganisation du réseau déconcentré de l’Etat, pour à la fois renforcer les missions prioritaires de l’Etat et rendre le service public au plus près des usagers[1].
  • Les gains d’efficience par la mutualisation des moyens et la coopération interdépartementale.
  • Le déploiement des maisons France Service assurant l’accueil polyvalent des citoyens et leur orientation vers des services publics centraux, locaux et des opérateurs.
  • La création des comités interministériels régionaux de transformations des services publics, autour du préfet de région et des préfets de département.

Ces deux circulaires ne font pas mention du déploiement de solutions numériques intelligentes au soutien de cette transformation.

Or, pour SAP, le numérique doit nécessairement accompagner cette recherche d’efficacité et d’adaptabilité des administrations centrales et territoriales pour garantir la pertinence des services offerts aux citoyens.

En effet, le principal défi qui se pose aux administrations est celle de la qualité de service rendu à des usagers qui, par ailleurs, expérimentent tous les jours de nouveaux services numériques fournies par le secteur privé.  Le risque d’écart entre l’expérience client et l’expérience citoyenne est jugée de moins en moins favorablement par les citoyens. Pour les administrations, les usagers doivent orienter les agents et les services vers une amélioration continue de leur action. Cette amélioration n’est durablement possible qu’avec l’appui d’outils intelligents de collecte, de traitement et d’interrogation des données d’expérience. C’est à cette condition qu’un service administratif pourra répondre au grand défi de son adaptabilité.

A ce titre, SAP est un partenaire naturel de l’acte II de la transformation publique.

Ses solutions dédiées au secteur public permettent de mieux connaitre les usagers et leurs attentes, de garantir la confiance des usagers dans les données reçues et traitées par les services (cohérence multicanaux, mise à jour temps réel, haut degré de protection des données personnelles, collecte et traitement systématique et continu de leurs retours sur la qualité du service). Pas ses solutions, la donnée vient enfin soutenir l’excellence de l’action publique

[1] Sont mentionnés la création d’un service public de l’insertion, le rapprochement des missions sport, jeunesse, vie associative de l’Education nationale, la mise en œuvre du Service national universel, ou le soutien à l’ingénierie territoriale,