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Les Français attendent beaucoup du numérique pour limiter la fraude

Pour l’édition du baromètre de l’innovation du mois de novembre, Odoxa a mené pour SAP : le « Rendez-vous de l’innovation », et fait le point sur les Français et la fraude, et sur le rôle du numérique pour lutter contre la triche.

Un Français sur cinq (19%) admet avoir déjà fraudé le fisc, son entreprise ou les aides sociales

La fraude, sport national bien français ? Pas si sûr si l’on en croit les résultats de notre sondage. La grande majorité de nos concitoyens (81%) affirment n’avoir jamais omis de déclarer une partie de ses revenus à l’administration fiscale, n’avoir jamais fait passer des frais personnels en notes de frais professionnelless et n’avoir jamais profité d’aides sociales auxquelles ils n’avaient pas ou plus le droit.

Dans le détail, 11% des Français admettent ne pas avoir toujours déclaré tous leurs revenus au fisc, 10% d’entre eux ont déjà fait passer des frais personnels en notes de frais professionnelles et 7% ont déjà profité d’aides sociales auxquelles ils n’avaient pas ou plus le droit.

Attention toutefois, même si elle ne concerne qu’une minorité de Français (19%), la fraude coûte cher à l’Etat, aux entreprises et au système social.

Si dans leur grande majorité les Français ne fraudent pas volontairement, plus d’un tiers d’entre eux (36%) nous disent qu’en cas d’erreur d’un tiers (banque, magasin, administration…), ils ne l’en ont pas toujours informé. Il y a donc encore pour certains des limites à l’honnêteté.

Les innovations digitales : une opportunité pour réduire la fraude selon les Français (69%)

Face à la fraude et à la triche, les Français attendent beaucoup des innovations digitales. D’un point de vue global, elles représentent selon eux plutôt une opportunité qu’une menace. Les innovations sont en effet selon eux une bonne chose car elles permettront de mieux tracer et contrôler les fraudes (69%) plutôt qu’une mauvaise chose car elles multiplient les possibilités (30%).

Ensuite, ils estiment qu’elles permettront de développer les outils et de mieux établir les preuves :  plus des trois-quarts d’entre eux (78%) jugent qu’elles permettront un renforcement de l’arsenal de contrôle grâce à l’utilisation de l’informatique et des réseaux sociaux pour confondre les fraudeurs. C’est ce que compte faire le gouvernement en comparant la richesse affichée de certains sur les réseaux sociaux avec ce qu’ils déclarent au fisc.

Enfin, la traçabilité permise par les nouvelles technologies (blockchain, IA…) voire la suppression de l’argent liquide permettront de limiter la fraude selon 67% des Français.

Le point de vue de Sébastien Delannoy, Directeur Business Development de SAP Concur :

36% des Français ayant fraudé profitent de l’erreur d’un tiers

Cela nous amène à penser qu’une grande part de français ne fraude pas dans le but ultime de déguiser ou décliner un revenu mais plutôt en tirant avantage d’une situation. Bon nombre de salariés ou indépendants, n’ont pas forcément conscience de frauder en agissant ainsi. Cela nous indique finalement que c’est un sujet qui est plus facilement adressable avec les collaborateurs. C’est pourquoi qu’en tant que fournisseur de solution nous nous devons d’être des accompagnants pour la mise sous contrôle des dépenses professionnelles, la mise en place et l’adoption d’une telle solution.  Avec un bon accompagnement, le projet suscite l’adhésion et non l’opposition.

73% des français affirment que cette activité est nuisible à la société

Une vraie prise de conscience à lieu sur le sujet et bon nombre de nos compatriotes ont conscience que non seulement cela nuit à l’image de la société mais a également des impacts économiques pour des secteurs entiers. La demande du marché est de plus en plus importante, on constate une forte croissance de la mise en place de solutions d’encadrement et de contrôles des frais et déplacements professionnels qui, rappelons-le, est le 2ème poste de dépense d’une entreprise après les salaires et/ou l’informatique.  Les entreprises ont un devoir d’exemplarité, tant les collaborateurs que pour les Directions.

La majorité des français (69%) fait confiance à l’innovation pour lutter contre la fraude

Cela est essentiel. Chez SAP Concur, nous sommes confrontés quotidiennement aux défis que représente la mise en place d’une solution de gestion des notes de frais et on s’aperçoit que l‘adhésion est emportée si le projet est bien expliqué. Il vaut mieux un cadre définit qui améliore la clarté pour les entreprises tout en laissant une liberté aux collaborateurs que pas de cadre du tout. Cela renforce l’acuité des entreprises vis-à-vis de l’administration d’un côté et garantit aux salarié un pacte de confiance renforcé avec l’employeur. La confiance n’exclue pas le contrôle.

Prenons pour exemple le projet du Ministère de l’Action et des Comptes Publics. 20M€ ont été investis sur un projet basé sur le Datamining. Un tel projet s’axe à la fois sur l’analyse quantitative et précise des données mais également sur une meilleure interopérabilité de systèmes entre tous les acteurs : Allocations/Fisc/Entreprise…C’est un projet commun multi-acteur.

En réalité que ce soit pour l’Etat ou les Entreprises privé la mise en place de ce type de projet permet un meilleur contrôle, un abaissement drastique du volume d’erreurs, un gain de temps considérable pour les collaborateurs et de ce fait une meilleure productivité permettant de dégager un ROI réel. Et ils sont 78% à dire qu’elles permettront un renforcement de l’arsenal de contrôle et 67% affirment que la traçabilité permise par ces nouvelles technologies permettra de limiter la fraude.

Pour en savoir plus, retrouvez l’étude complète d’Odoxa : « Innovations digitales et fraude. » ou assistez à notre Webinar : Fraude aux notes de frais : comment y remédier et limiter les risques ?​